Le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah a fait le compte rendu de la 2è rencontre entre son équipe et le Gouvernement concernant les négociations sur les 8 millions comme salaire de base pour les enseignants Guinéens. Selon lui, cette deuxième rencontre consistait à passer en revue les préalables soulevés lors de la première rencontre.

Néanmoins, Aboubacar Soumah reste optimiste en ce qui concerne ces négociations entre syndicats et Gouvernement pour une issue heureuse à la crise qui secoue le système éducatif Guinéen.

‘’Nous avons passé en revue les préalables qui avaient été soulevés lors de la première séance des négociations. A savoir : les différentes violations du protocole d’accord par le gouvernement, le non-respect de l’accord numéro 4, qui faisait allusion à la reprise à leurs postes initiales des enseignants syndicalistes mutés pour fait de grève.

 

Nous avons signalé notamment les syndicalistes de l’université de Kindia, les homologués de l’Université de Kindia, nous avons signalé aussi le cas de notre secrétaire général du SLECG à Kissidougou et nous avons enfin signalé l’injonction du gouvernement, l’ingérence du gouvernement dans les affaires syndicales tant à Conakry au niveau des universités, que dans les structures déconcentrées à l’intérieur du pays, de la part des DPE, des IRE, des chefs d’établissements (principaux et proviseurs).

Déjà des solutions sont apportées à certaines questions, notamment le Secrétaire général de Kissidougou, puis les autres questions concernant les syndicalistes de Kindia.

 

Il est question de déposer leur liste, ainsi que la liste des homologués qui sont concernés avec les preuves qui attestent effectivement qu’ils ont commencé à travailler depuis plus de 5 ans. Nous avons également défini la tâche selon laquelle, nous devons attaquer les négociations proprement dites sur l’ouverture du couloir de négociations le jeudi prochain. Il faut que les préalables-là soient complètement épuisés, parce que c’est extrêmement important’’, Aboubacar Soumah.

 

‘’Le gouvernement a donné son engagement ferme à satisfaire ce préalable-là, parce que déjà certains points ont été satisfaits et l’inspecteur général du travail a donné l’ordre à la partie gouvernementale de faire respecter le protocole d’accord qui est signé entre le gouvernement et le syndicat. Mais jusqu’à présent, le débat sur les 8 millions n’a pas commencé.

Globalement, l’ensemble de ces questions ont été examinées notamment la mutation arbitraire de certains enseignants pour fait de grève, la demande a été faite aux syndicalistes de déposer la liste des enseignants qui font l’objet de sanction ou de mutation pour fait de grève.

La deuxième question est liée à un enseignant à Kissidougou, qui avait un souci au niveau de son poste et là aussi on a demandé à la partie gouvernementale d’appliquer strictement l’accord numéro 3, qui avait indiqué que personne ne doit être muté ou sanctionné pour fait de grève.

Les autres aspects, notamment la question des homologués de l’enseignement supérieur, là aussi la demande a été faite au syndicat de déposer la liste au niveau du Ministère de l’enseignement supérieur, pour que des éléments de réponse puissent être apportés. La troisième question c’était l’engagement de 136 nouveaux fonctionnaires dans l’enseignement et cet engagement-là a été effectué, d’âpres eux (Syndicalistes) pendant la période de grève.

 

Et malheureusement selon leur explication, ces 136 enseignants n’avaient pas le niveau d’enseigner dans les salles de classe, donc un travail de décantation doit être effectué entre le ministère de l’éducation nationale et le syndicat. Mais le syndicat donnera sa réponse par rapport à sa participation à cette petite commission restreinte la semaine prochaine, Les autres questions aussi été examinées favorablement’’, rassure l’inspecteur général du travail, Dr Alya Camara.

 Louis Diallo pour focusguinee

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