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Crise du football guinéen ou la démission de l'Etat ( signé Amadou Diouldé Diallo ) le 11/10/2017 à 11h13

On a coutume de dire que l'habitude est une seconde nature. Celle qui perdure dans la gestion de notre football, fait que ce dernier est pris en otage par ceux qui en ont fait une officine pour se faire de l'argent au détriment des bons et constants résultats et de la joie procurée à ses nombreux fidèles. La chaîne de dépenses est toujours la même, de telle sorte que la Fédération Guinéenne de Football, pourtant seule propriétaire de ses manifestations, souffre le martyr. Sans jamais pouvoir se faire entendre, selon des informations de nouvelledeguinee.com
C'est donc le ministère des Sports, dont la Fédération est l'organe délégataire, qui engage toutes les dépenses au ministère du Budget, et met ainsi ces occasions à profit pour surfacturer en complicité avec toute la chaîne, sur le dos de l'Etat et des footballeurs. C'est, également, l'occasion pour faire voyager des parents, amis, copains et coquins. Dernièrement, des militants du RPG, dont certains sont choisis à l'intérieur du pays.
C'est beaucoup d'argent et une déconsidération affichée des membres de la FEGUIFOOT, voyageant comme la cinquième roue de la charrette, et royalement ignorés, au cours des voyages, par les cadres du ministère des Sports, gérant tout l'argent de la délégation. C'est inadmissible et intolérable.
C'est pourquoi, Antonio Souaré doit cesser de s'accommoder de cette triste réalité et taper du poing sur la table pour exiger du gouvernement, le transfert dans les comptes de la Fédération, de tous les fonds destinés au football. Faute de quoi, il n'obtiendra aucun résultat probant, alors que le prestige et la popularité du cuir rond en font une passion et un enjeu de grande importance.
Antonio Souaré est donc à la croisée des chemins. Et, comme il est un prince du Palais " Sékhoutouréyah", il a tout intérêt à faire comprendre à son locataire, l'absolue nécessité de le laisser gérer directement sa discipline. A charge pour le ministère des Sports de contrôler l'exécution du budget alloué par l'Etat et de prendre des sanctions si, d'aventure, l'argent prenait une autre destination. Ce qui ne devrait pas arriver avec Antonio Souaré qui, depuis son élection à la tête de la FEGUIFOOT, le 28 février dernier, a injecté 8 milliards de francs guinéens dans le fonctionnement de son institution, sans que l'Etat n'y mette un franc, avec peu d'espoir de se faire rembourser. Et si cela arrivait, par extraordinaire, le ministre des Sports et certains de ses cadres n'auront aucune gêne de demander à Antonio Souaré de leur donner cet argent. Ce ne sera pas une première avec Bantama Sow. Ce dernier s'était déjà livré à un tel exercice quand il était aux affaires. Le montant s'élevait à 285 millions de francs guinéens et concernait le match retour de nos juniors à Conakry contre le Mali.
Aujourd'hui, Antonio Souaré est à la croisée des chemins et il doit choisir le bon, en privilégiant le résultat, au lieu de continuer à payer un lourd tribut à sa modestie, son humilité et sa générosité. Car, le football est comme l'histoire. Il s'en fiche que vous vous rongiez les ongles. En aucune manière, Antonio Souaré ne peut remplacer l'Etat. C'est pourquoi, il doit impérativement et urgemment renoncer au bail de 33 ans pour la rénovation du Stade de Nongo. Le gouvernement endosse l'entière responsabilité de la dégradation poussée de ce bijou. Don de la coopération chinoise, dont les clés avaient été remises depuis 2008.
A l'époque, le fait de le rendre opérationnel ne demandait qu'un parking, une clôture et des toilettes publiques contre 8 à 12 millions d'euros aujourd'hui. L'abandon du Stade de Nongo est la preuve que le sport n'est pas une priorité pour Alpha Condé, dont la seule préoccupation demeure les mines, qui continue à tenir des fausses promesses, à faire le " Magellan" à travers le monde, et à vendre des illusions aux Guinéens.
Alpha Condé donne suffisamment raison à ceux qui, très tôt, avaient douté de ses capacités et de sa compétence à gérer un Etat et à maintenir les fondamentaux de la Nation. Que ceux qui, appartenant à son clan mafieux, le défendent envers et contre tout, qu'ils sachent que le peuple de Guinée s'est fait déjà sa propre religion sur celui qui est arrivé à la tête de la Guinée à la faveur de l'une des plus grandes mascarades électorales du monde.
Pour Alpha Condé, le sport ne rapporte rien. Par conséquent, il ne se soucie point de son développement. Contrairement aux mines, qui sont génératrices de larges profits et avantages pour lui même, son fils et son clan, au sein duquel, des non-Guinéens ont sa préférence. Sinon, on ne peut loger le Sport dans le même portefeuille que la Culture et le Patrimoine Historique... Et en confier la tête à un médiocre comme Sanoussy Bantama Sow, profession, taximan Brooklyn à New York et crieur public les samedis à l'Assemblée générale du RPG. C'est aussi évident que Alpha Condé, en personne, avait proposé une formation à l'étranger à ses frais. Les défaites, accumulées et révoltantes de nos équipes, sont les signes annonciateurs d'une débâcle généralisée, si c'est toujours le ministère des Sports qui continue de gérer notre football. Aussi, faut-il s'étonner de cette surenchère inutile qui agite certains cadres du ministère des Sports, au sujet des audits de la FEGUIFOOT.
Ils s’époumonent dans la presse alors qu'ils ne sont ni initiateurs, ni destinataires des conclusions des dits audits. Ils sont l'expression de la seule volonté de Antonio Souaré à travailler dans la transparence et la confiance, en évitant l'amalgame et les compromissions. C'est un gestionnaire qui a fait ses preuves et qui veut imprimer sa marque au football guinéen dans un pays où l'Etat a montré ses limites et la présidence de la république, complice de faux et usage de faux pour avoir ordonné au ministère du Budget, le remboursement d' un milliard quatre cent quarante millions de francs guinéens à Salifou Camara, alias Super V.
Alors, Antonio Souaré doit garder sa sérénité et sa lucidité, refuser de se faire influencer négativement par ceux qui cherchent à régler des comptes et se rapprocher de lui , avoir sa proximité dans leur seul intérêt. Certainement que cette agitation intempestive de la cité n'est pas étrangère à ces nouveaux positionnements recherchés ou recommandés auprès de l'enfant de Wondima.


Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien
(avec nouvelledeguinee)


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