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Union africaine: qui sont les chefs d’État présents au 30e sommet ? le 28/01/2018 à 14h03

Les dirigeants du continent se retrouvent ce dimanche pour un sommet axé sur la réforme de l'organisation. Une nouvelle ère, sous la présidence du Rwandais Paul Kagame.

Samedi 27 janvier, les avenues proprettes d’Addis-Abeba ont commencé à voir le balai des berlines présidentielles. Les dirigeants africains ont afflué vers l’Africa Hall, alors que s’ouvre aujourd’hui, pour deux jours, le 30e sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine (UA).

Le Rwandais Paul Kagame a été l’un des premiers à rejoindre la capitale éthiopienne, après avoir participé au Forum économique mondial de Davos où il a rencontré le président américain Donald Trump. Il s’est réuni, dans l’après-midi, avec les neufs membres du comité de pilotage qu’il a mis sur pied en 2016 pour mener les réformes de l’institution panafricaine. Celles-ci seront l’un des points centraux discutés aujourd’hui et demain. Il a ensuite rejoint la réunion du comité du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) et celle, extraordinaire, du Conseil paix et sécurité (CPS), dont son pays a été réélu membre le 26 janvier. Elu président de l’UA en juillet 2017, Paul Kagame succédera aujourd’hui au Guinéen Alpha Condé.

Lors de la réunion du Nepad, qui se déroulait dans la salle principale Nelson Mandela, Macky Sall a mis un terme à ses deux mandats de président de cette organisation controversée. Lors d’un discours-bilan, dans lequel il a insisté sur l’un des échecs du Nepad, à savoir l’électrification du continent, il a annoncé : « Au commencement, ce fut le rêve de nos pères fondateurs. Ce rêve est devenu une réalité. Il s’agit maintenant de l’accompagner dans sa transformation en agence de développement. »

Le projet de réforme porté par Paul Kagame prévoit en effet la disparition du Nepad au profit d’une Agence de développement de l’UA. Présent dans la salle, le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, a cependant voulu rappeler que, grâce à cette institution fondée en juillet 2001, au sommet de Lusaka, « une route transsaharienne est quasiment achevée entre Lagos et Alger ».
Les trois nouveaux

Dans l’assistance, un nouvel invité qui faisait ses premiers pas dans l’hémicycle : le Zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, tombeur de Robert Mugabe. Lui aussi est arrivé lui à Addis Abeba en provenance de Davos pour y rencontrer ses pairs africains, qu’il a d’abord voulu rassurer (mais était-ce le moment ?) : « Robert Mugabe, notre père de la nation, grand panafricaniste, se porte bien. Et les nouvelles autorités s’occupent bien de lui, je vous l’assure », a-t-il dit. Et de conclure : « Nous sommes très fiers de faire partie de cette grande institution. »

Aujourd’hui, le Libérien Georges Weah et l’Angolais João Lourenço, les autres « nouveaux », rejoindront la grande famille africaine. Ce dernier devrait d’ailleurs s’exprimer à la tribune au nom des trois. Lui aussi était à Davos. Avant de rejoindre le siège de l’Union africaine, il est toutefois repassé par Luanda où se tenait, le 26 janvier, une réunion du bureau politique du parti au pourvoir, le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA).

Le Kenyan Uhuru Kenyatta, réélu à la tête de son pays il y a tout juste trois mois, est accompagné de sa bientôt ex-ministre des Affaires étrangères, Amina Mohamed, qu’il vient de nommer ministre de l’Éducation dans son nouveau gouvernement. La candidate malheureuse à l’élection pour la présidence de la Commission de l’UA (elle s’est inclinée face au Tchadien Moussa Faki Mahammat) a confié à Jeune Afrique être « très excitée » par sa nouvelle mission.

Lutte contre le terrorisme et Libye

Le Nigérian Muhammadu Buhari, qui n’avait pu participer au sommet qui s’est tenu en juillet dernier, pour cause de maladie, a également fait le déplacement. Avec d’autres, dont le Nigérien Mahamadou Issoufou, il a assisté à la réunion extraordinaire du CPS durant lequel s’est exprimé l’Égyptien Abdelfettah al-Sissi. Durant cette rencontre qui s’est poursuivie tard dans la soirée, Ahmed Ouyahia a proposé d’organiser un sommet de haut niveau (composé d’experts) sur la lutte contre le financement du terrorisme, en mars, à Alger.

Le Congolais Joseph Kabila – qui avait participé au sommet de juillet dernier – a préféré rester à Kinshasa, où la situation reste précaire. Il s’est fait représenter par son vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Léonard She Okintundu.

Le Béninois Patrice Talon, le Sud-Africain Jacob Zuma, l’Ivoirien Alassane Ouattara, le Malien Ibrahim Boubakar Keïta, le Gabonais Ali Bongo Ondimba, le Tchadien Idriss Déby Itno et le Congolais Denis Sassou Nguessou sont eux aussi de la partie. Ce dernier présidera aujourd’hui une réunion du Haut comité de l’UA pour la Libye, durant laquelle il devrait présenter un rapport. L’envoyé spécial de l’ONU, Ghassan Salamé, y assistera. Côté libyen, si Khalifa Haftar n’est pas attendu, après la polémique suscité par ses propos sur ce comité, la présence de Fayez Serraj est espérée, mais pas confirmée.

El-Béchir aussi

Comme souvent, le Soudanais Omar el-Béchir, qui a pris ses quartiers dans son ambassade à Addis-Abeba, sera présent. Recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, il semble bénéficier d’une certaine bienveillance de ses pairs africains, qui restent divisés sur la CPI.

Enfin, présent au sommet de janvier 2016, qui marquait le retour du Maroc au sein de l’UA, le roi Mohammed VI s’est finalement fait représenter par le chef du gouvernement, Saâdeddine El Othmani.
Jeune Afrique


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