𝗠𝗲𝘀𝗱𝗮𝗺𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗠𝗲𝘀𝘀𝗶𝗲𝘂𝗿𝘀, 𝗖𝗵𝗲𝗿𝘀 𝗶𝗻𝘃𝗶𝘁𝗲́𝘀.
• 𝗘𝗻 𝘃𝗼𝘀 𝗿𝗮𝗻𝗴𝘀, 𝗾𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗲𝘁 𝘁𝗶𝘁𝗿𝗲𝘀,
• 𝗧𝗼𝘂𝘁 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗼𝗰𝗼𝗹𝗲 𝗼𝗯𝘀𝗲𝗿𝘃𝗲́.
Je voudrais d’abord vous remercier très chaleureusement d’avoir répondu à mon appel, celui de la Nation et de l’État ; ce qui témoigne de l’intérêt certain que nous portons tous à l’égard de notre pays dont nous avons la responsabilité de chérir, de défendre et de maintenir dans la paix et la prospérité pour les générations actuelles et futures.
𝗠𝗲𝘀 𝗰𝗵𝗲𝗿𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝘁𝗿𝗶𝗼𝘁𝗲𝘀,
La Guinée est le fruit de son histoire.
Dans le processus de construction des États-Nations, aucun pays n’a connu une trajectoire linéaire.
Ainsi, à l’instar des autres Nations, la Guinée a aussi son passé. Lequel a été une source de gloire à bien des égards et, par endroit, des moments de douleur, de difficultés et d’hésitation.
Après toutes ces années où des violences de toutes sortes se sont abattues sur nous, à partir de ce 22 mars, nous chercherons, du tréfonds de nos âmes, la force qui nous permettra de nous regarder en face, bien en face, pour dire ce que nous nous sommes infligés. Nous nous sommes assez regardés en ennemis.
Trop de défiance. Remontant mille et une souffrance. Trop de méfiance. Enfantant des rigoles de larmes passées sous silence.
𝗠𝗲𝘀 𝗰𝗵𝗲𝗿𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝘁𝗿𝗶𝗼𝘁𝗲𝘀,
Durant toutes ces décennies, nous n’avons pas cessé de nous faire du mal. Des soleils pâles ont succédé des nuits sans étoiles. Il est temps de s’arrêter, un instant, et de purifier notre ciel. Il y a tant de beauté à y inscrire. Et vous êtes, NOUS sommes les dépositaires de cette lumière léguée par nos ancêtres, qu’il faut préserver. C’est vers ceux-ci que je tends, chaque jour, mes modestes mains, afin de recueillir leurs bénédictions,
