
L’année 2024 en Guinée a été marquée par une instabilité politique persistante. Alors que la transition promise par la junte militaire devait s’achever en décembre, les reports successifs des élections ont alimenté la frustration populaire et provoqué des violences socio-politiques.
Le colonel Mamadi Doumbouya, arrivé au pouvoir en 2021, avait promis une transition limitée et inclusive.
En février 2024, il dissout le gouvernement sans explication, accentuant les incertitudes.
En septembre, le ministre des Affaires étrangères annonce que les élections prévues pour 2024 seront reportées à 2025.
Les manifestations contre le report des élections ont été interdites et réprimées par les forces de sécurité ; internet a été restreint, plusieurs médias ont été suspendus, et des militants arrêtés arbitrairement ; amnesty International souligne l’usage excessif de la force et la persistance d’une interdiction totale des rassemblements.
Conséquences
La société civile dénonce une « confiscation » de la transition ; la CEDEAO exprime son inquiétude face au non-respect du calendrier électoral ; la méfiance entre citoyens et institutions s’est accrue, nourrissant un climat de tension et de violences sporadiques.
Mamadou Samba Baldé pour focusguinee








