
Quand la violence conjugale révèle des vérités cachées !
Lorsqu’un mari en vient à battre sa femme de manière aussi brutale, deux hypothèses s’imposent : soit il est un individu foncièrement violent, prompt à lever la main pour un rien, surtout quand il est pris en flagrant délit, soit il réagit à une infidélité grave, souvent répétée. Mais quelle que soit la raison, aucune de ces violences n’est excusable. Certes, la seconde situation peut être perçue avec quelques circonstances atténuantes, car la trahison peut susciter des réactions extrêmes, mais en aucun cas elle ne saurait justifier de tels actes.
Cela dit, il ne faudrait pas que celle qui a fauté en premier se drape soudainement dans le rôle exclusif de la victime, cherchant à émouvoir l’opinion. Le temps a une manière implacable de mettre la vérité à nu, parfois en… six mois seulement ! Et lorsque la lumière se fait, aucun sanglot de circonstance ni aucun discours de victimisation ne suffira à attendrir quiconque !
Car enfin, les enfants d’Iblis ibn Cheytane ne deviennent pas subitement des saintes, même si, aujourd’hui, on ne les lapide plus…
Abdoulaye Sankara, journaliste