
Tout d’abord hier, Lille le 20 septembre 2025 — À la veille du référendum constitutionnel en Guinée, prévu ce dimanche 21 septembre, l’effervescence est palpable parmi les ressortissants guinéens de la région Hauts-de-France. Nombreux sont ceux qui se sont déplacés ce samedi à la Maison des Associations de Lille, située au 27 rue Jean Bart, dans l’espoir de retirer leur carte d’électeur. Mais pour près de la moitié d’entre eux, la déception a été au rendez-vous.
A la veille du scrutin, depuis le matin, des Guinéens venus de Lille, de sa métropole et même de villes frontalières de Belgique ont afflué vers la salle 131, au troisième étage du bâtiment, pour récupérer le précieux sésame leur permettant de voter. À 17 heures, cependant, la salle est étrangement vide. À cette heure, une poignée de personnes errent encore dans les couloirs, espérant obtenir des réponses. Mais aucun interlocuteur n’est en vue.
Selon les témoignages recueillis sur place, près de 65% des électeurs présents n’ont pas pu récupérer leur carte. Des familles entières se sont retrouvées dans l’impossibilité de voter, faute d’avoir été inscrites sur les listes disponibles. « Même moi, je n’ai pas retrouvé ma propre carte », confie un membre de l’équipe de distribution, qui a accepté de parler sous couvert d’anonymat. « Sur plus de 3 500 électeurs enregistrés dans la circonscription de Lille, moins d’un tier des cartes a été livré. »
Malgré les efforts visibles des jeunes volontaires mobilisés pour la distribution, l’organisation laisse à désirer. Les retards logistiques et les défaillances dans la transmission des documents officiels ont suscité une vive frustration chez les électeurs. « C’est incompréhensible. On veut voter, on veut s’exprimer, mais on ne nous en donne pas les moyens », témoigne une femme venue de Valenciennes avec sa famille, tous également sans carte.
Ce dysfonctionnement survient dans un contexte déjà tendu, alors que le référendum sur la nouvelle Constitution divise profondément la classe politique et la diaspora guinéenne. Pour beaucoup, cette élection est un tournant crucial pour l’avenir institutionnel du pays.
En ce jour du scrutin
À Lille, comme dans d’autres villes de la diaspora, l’enthousiasme civique semble avoir été mis à rude épreuve par une logistique défaillante. Il reste à savoir si ces obstacles auront un impact significatif sur le taux de participation des Guinéens de l’étranger.
Selon un responsable des opérations des distributions des cartes à Lille près de 3500 personnes recensées, seulement 1018 cartes ont été reçues à Lille, en vérifiant avec mon interlocuteur aux environs de 16h il restaient 351 cartes non distribués sur les 1018 reçues. Un autre interlocuteur sous couvert d’anonymat s’exprime à ses termes » je suis la , je fais partis des gens qui ont organisé cet événement mais malheureusement je ne pourrais pas voter car impossible de retrouver ma carte » . En parlant avec le membre du comité d’organisation , sur la question de savoir si les personnes recensées qui ont leur récépissé, s’ils peuvent voter. La réponse est non car ils ont reçues des instructions depuis Conakry de ne pas faire voter les personnes recensées qui n’ont pas reçues leurs cartes car la liste électorale fournie ne contiennent que les personnes ayant reçu leurs cartes, donc il est impossible de voter pour près de 2500 guineens de la circonscription de Lille. Il m’informe également que certaines villes de la diaspora n’ont pas pu voter cest le cas de la ville de Nice à titre exemple. Mon interlocuteur espère que cette erreur sera corrigée pour les prochaines échéances électorales et que les autorités feront le nécessaire pour corriger les imperfections et faire de telsorte que ces erreurs ne se reproduisent plus.
Elhadj Bah depuis Lille pour focusguinee








