
Le Tchad change la Constitution et ouvre la voie à la réélection indéfinie du président !
L’Assemblée nationale et le Sénat du Tchad ont approuvé vendredi (3) une révision constitutionnelle qui prolonge le mandat présidentiel de cinq à sept ans et permet des réélections sans limite de nombre.
La proposition, présentée par le Mouvement Patriotique du Salut (MPS), parti du président Mahamat Idriss Déby Itno, a été approuvée avec 236 voix pour et aucune contre, sur un total de 257 parlementaires. Le vote était initialement prévu pour le 13 octobre.
Mahamat Déby a pris le contrôle du chef de l’État en avril 2021, après avoir été proclamé président de transition par l’armée, peu après la mort de son père, Idriss Déby Itno, tué par les rebelles sur le front de bataille après avoir dirigé le pays pendant 30 ans. Déby a été officiellement élu en mai 2024 dans un plaidoyer contesté et boycotté par une grande partie de l’opposition.
Avec examen approuvé, le président de la République est élu pour un mandat de sept ans renouvelable indéfiniment. Jusqu’à présent, la Constitution en vigueur depuis 2023 a établi des mandats de cinq ans, renouvelables une seule fois. La nouvelle règle entrera en vigueur dès la prochaine élection présidentielle.
Au cours de la session, les parlementaires du Regroupement National des Démocrates du Tchad – Le Réveil (RNDT, opposition), dirigé par l’ancien premier ministre Albert Pahimi Padacké, ont abandonné la plénière en protestation.
Dans une lettre envoyée à ses collègues avant le vote, le sénateur Padacké a qualifié la revue d’« inconstitutionnelle et autoritaire », selon l’agence de presse France-Presse (AFP)








