
En Guinée, les autorités de transition ont fixé les règles financières pour l’élection présidentielle prévue en 2025.
Le Conseil National de la Transition (CNT), qui fait office de parlement depuis le coup d’État de 2021, a adopté une loi qui établit des montants précis pour la caution des candidats et limite leurs dépenses de campagne.
Cette décision vise à encadrer le processus électoral à venir. La loi a été votée à l’unanimité des conseillers présents lors d’une session plénière.
Le montant de la caution, c’est-à-dire la somme que chaque candidat doit déposer pour que sa candidature soit validée, a été fixé à 875 millions de francs guinéens (GNF). Cette somme doit être versée au Trésor public.
L’objectif d’une caution est généralement de s’assurer du sérieux des candidatures. Le texte précise les conditions de remboursement : la caution est intégralement remboursée aux candidats obtenant au moins 5% des suffrages exprimés au premier tour.
En plus de la caution, la loi plafonne les dépenses de campagne à 35 milliards de francs guinéens (GNF) par candidat. Ce plafond représente le montant maximum qu’un candidat est autorisé à dépenser pour l’ensemble de ses activités de campagne électorale.
L’instauration d’un tel plafond vise à garantir une certaine équité entre les candidats, en évitant que la richesse ne devienne le facteur déterminant de l’élection.
Outre ces aspects financiers, le nouveau code électoral adopté par le CNT introduit une modification notable concernant l’âge minimum requis pour se présenter à l’élection présidentielle, créant une incohérence avec la loi fondamentale du pays.
Alors que la Constitution guinéenne fixe l’âge plancher à 40 ans, le nouveau code électoral, lui, l’établit à 44 ans.
D’autres conditions d’éligibilité sont également précisées : le candidat doit être de nationalité guinéenne d’origine, jouir de tous ses droits civils et politiques, ne pas avoir acquis la nationalité par naturalisation dans les dix années passées.








