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Marché du fer : pourquoi l’ouverture de la mine de Simandou en Guinée rebat totalement les cartes

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Après 25 ans de relations difficiles avec les majors minières, la Chine met enfin la main sur un gisement de fer majeur, lui offrant un poids plus important pour les futures négociations de prix. À l’inverse, les mineurs australiens apparaissent comme les grands perdants de l’entrée en service de Simandou.

Des engins miniers sont en activité sur les blocs 3 et 4 de la mine de Simandou, l’un des plus importants gisements de minerai de fer à haute teneur, exploité par la coentreprise SimFer de Rio Tinto et ses partenaires, dans la région de Nzérékoré, en…

Des engins miniers sont en activité sur les blocs 3 et 4 de la mine de Simandou, l’un des plus importants gisements de minerai de fer à haute teneur, exploité par la coentreprise SimFer de Rio Tinto et ses partenaires, dans la région de Nzérékoré, en…

L’inauguration mardi de la mine de Simandou en Guinée, met fin à un titanesque chantier de 30 ans. Plus de 20 milliards d’euros d’investissement ont été nécessaires pour enfin voir les premières tonnes de fer quitter le tout nouveau port en eau profonde de Morebaya, au sud de la capitale, à destination du sidérurgiste chinois Baoshan Iron & Steel. Outre l’installation portuaire nécessaire à l’exportation, les porteurs du projet minier ont également dû construire une ligne ferroviaire de 650 kilomètres pour acheminer le minerai depuis la montagne jusqu’à la côte.

Si l’ambition d’exploiter l’immense gisement guinéen était initialement celle de Rio Tinto, 75 % du site est sous contrôle chinois via un consortium. À Morebaya, où le vice premier ministre de Pékin Liu Guozhong était présent pour l’inauguration, ce dernier a annoncé que « la Chine est prête à consolider son amitié de longue date avec la Guinée ». Et pour cause : en prenant en majeure partie le contrôle du plus grand gisement de fer jusqu’alors non exploité, Pékin permettra non seulement à la Guinée d’accroître son PIB de 26 % d’ici à 2030 selon la Banque mondiale, mais également de rebattre les cartes dans le marché du fer.

Lemonde.fr