
Le statut particulier des enseignants guinéens, attendu depuis plusieurs mois, n’a pas été signé à l’expiration de l’ultimatum fixé par l’Intersyndicale de l’Éducation le mardi 25 novembre 2025. Après une nuit entière de discussions, les représentants syndicaux et la partie gouvernementale se sont séparés tard dans la nuit du mercredi sans parvenir à un accord définitif.
Face à cette impasse, les trois syndicats de l’éducation ont décidé de convoquer leurs bases pour une assemblée générale ce jeudi 27 novembre à la Bourse du Travail, afin d’informer les enseignants et définir la suite de la mobilisation.
Un point de blocage, quelques avancées
Selon Aboubacar Diesto Camara, porte-parole de l’Intersyndicale, les débats ont achoppé sur un article sensible concernant les grades et les échelons dans les trois départements de l’éducation. « Ce n’est qu’à partir de minuit que nous avons obtenu une solution satisfaisante sur ce point », a-t-il expliqué, tout en reconnaissant que les autres sujets n’ont pas connu de progrès notables.
Le syndicaliste a néanmoins assuré que des avancées ont été enregistrées sur certains articles du statut, notamment ceux liés aux grades et échelons. Les discussions doivent reprendre vendredi 28 novembre pour aborder les questions de primes et indemnités.
Un texte de 119 articles
Le statut particulier en négociation comporte 119 articles. Les cinq premiers sont essentiellement littéraires, tandis que les dispositions liées aux bonifications commencent à partir de l’article 6. « Nous avons obtenu des grades et des échelons, ce qui est déjà un soulagement », a indiqué M. Camara, promettant que les prochaines séances permettront d’entrer dans le détail des primes et indemnités.
Mobilisation et tensions internes
L’Intersyndicale appelle les enseignants à se mobiliser massivement ce jeudi à partir de 12h pour écouter le compte-rendu et décider de la conduite à tenir.
Cependant, l’unité syndicale semble fragilisée. À l’issue des négociations, des tensions ont éclaté entre deux figures du mouvement : Pépé Michel Balamou du SNE et Aboubacar Soumah du SLECG. Des échanges verbaux houleux ont surpris l’assistance et alimenté les interrogations sur la cohésion de l’Intersyndicale.
Moustapha Diallo








