
Depuis environ deux semaines, la capitale guinéenne est frappée par une crise majeure dans le secteur de la viande, avec peu ou pas d’approvisionnement. Selon des informations recueillies sur place, aucun camion transportant du bétail n’aurait approvisionné les parcs à bétail de Conakry depuis le 2 décembre.
Lors d’un constat réalisé ce lundi 15 décembre, de nombreuses boucheries restent fermées ou ne disposent pas de viande. Les bouchers, majoritairement absents, témoignent de la gravité de la situation. Au parc à bétail de Kipé, près de la forêt de Kakimbo dans la commune de Ratoma, l’absence de bétail est visible dès l’entrée du site, habituellement animée par les activités de vente et d’abattage bovin.
À l’intérieur et autour du parc, les acteurs du secteur se regroupent et discutent de leurs inquiétudes sans faire de déclarations officielles, estimant que le responsable du parc est le seul habilité à parler en leur nom et qu’il est actuellement indisponible pour cause de concertation avec les autorités.
En off, une bouchère affirme que la crise résultant de multiples obstacles affectant la filière : des détenteurs de bétail ayant vu leurs bovins abattus, des cargaisons saisies, et certains d’entre eux arrêtés et incarcérés. De son côté, M. Oumar Sylla, responsable du parc à bétail de Kakimbo, indique que des discussions avec les autorités compétentes sont en cours depuis ce matin afin de trouver une solution, mais il préfère ne pas divulguer davantage de détails pour le moment.
Du côté des consommateurs, l’inquiétude est palpable. Les témoignages évoquent une hausse marquée des prix sur le marché, avec des rapports de vente autour de 100 000 GNF viande le kilo, parfois 85 000 GNF, et d’autres mentions de prix légèrement inférieurs.
En attendant une résolution durable, cette pénurie pèse lourdement sur le quotidien des ménages conakryens, déjà confrontés à la hausse du coût de la vie.
Avec Médiaguinée.








