
La convention signée entre la France et le Liberia le 13 janvier 1907 a marqué un jalon historique dans la délimitation des frontières entre la Guinée française et le Liberia. Ce document, complété par un accord de 1911, visait à clarifier les limites territoriales issues des accords coloniaux antérieurs, notamment celui de 1892.
Contexte colonial
À l’époque, la France administrait la Guinée comme partie de l’Afrique occidentale française, tandis que le Liberia, indépendant depuis 1847, cherchait à sécuriser ses frontières face à l’expansion coloniale européenne. L’accord de 1907, ratifié en février 1908, a transféré une bande de territoire libérien à la Guinée française, délimitant la frontière le long de la rive gauche du fleuve Makona jusqu’aux sources du Nuon, puis via des segments rectilignes et des chaînes montagneuses comme les Nimba.
Une commission mixte franco-libérienne a ensuite tracé la ligne en 1911, suivant la rive libérienne du Makona, ce qui place le fleuve côté guinéen. Cette délimitation a été confirmée par des relevés entre 1926 et 1929, bien que non formalisée dans un traité unique.
Débats actuels
Aujourd’hui, en mars 2026, cette convention resurgit dans les tensions frontalières récentes entre Conakry et Monrovia, notamment autour du fleuve Makona et des droits d’exploitation minière. Des voix guinéennes, comme celle du Dr Faya Moïse Sandouno, rappellent que les textes coloniaux attribuent clairement la souveraineté à la Guinée, tandis que le Liberia invoque des autorisations croisées.
Ces archives historiques soulignent l’importance d’un dialogue bilatéral pour éviter les escalades, dans un contexte régional marqué par l’Union du fleuve Mano.








