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Guinée: menace de grève et divisions syndicales de l’éducation sur fond de tensions !

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L’intersyndicale de l’éducation annonce la tenue d’une assemblée générale décisive pouvant déboucher sur une grève générale et illimitée. Mais au sein même du mouvement syndical, des voix discordantes s’élèvent, révélant des fractures qui pourraient fragiliser la mobilisation.

À nouveau, le spectre d’une paralysie du système éducatif plane sur la Guinée. L’intersyndicale regroupant la FSPE et le SNE a convoqué une assemblée générale prévue ce samedi 11 avril 2026 à la Bourse du Travail, avec pour principal point à l’ordre du jour l’éventuel déclenchement d’une grève générale et illimitée. En cause, selon ses responsables, le non-respect du protocole d’accord signé le 3 janvier dernier avec le gouvernement.

Le porte-parole de l’intersyndicale, Michel Pépé Balamou, dénonce une application partielle des engagements pris par les autorités. S’il reconnaît que la première tranche de revalorisation des primes de craie et de préparation a été versée fin février et que certains reclassements ont été amorcés, il estime que l’essentiel des mesures prévues reste lettre morte. Les commissions annoncées pour examiner les dossiers des enseignants contractuels, régulariser les actes de nomination ouvrant droit à des primes de fonction et réviser le statut particulier de l’éducation ne seraient toujours pas opérationnelles, plus de trois mois après la signature du document.

L’intersyndicale affirme par ailleurs n’avoir jamais été consultée sur la trêve sociale de cent jours annoncée par les autorités, qu’elle considère comme une décision unilatérale. Elle soutient que la grève précédente n’a été que suspendue et pourrait être réactivée sans nouveau préavis, à l’issue de l’assemblée générale, si la base en décide ainsi. Parmi les griefs évoqués figurent également les retards de reclassement des enseignants recrutés en 2017, les blocages de salaires et la situation préoccupante des contractuels communaux, dont certains exerceraient sans rémunération régulière.

Dans ce contexte tendu, le Conseil National du Dialogue Social poursuit ses efforts de médiation à travers des rencontres périodiques entre les parties. Toutefois, les responsables syndicaux estiment que cette instance consultative ne dispose pas d’un pouvoir décisionnel suffisant pour débloquer la situation et regrettent l’absence de discussions directes avec les ministères concernés, notamment ceux du Travail et de la Fonction publique.

À ces tensions avec le gouvernement s’ajoute désormais une division interne au mouvement syndical. Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée a exprimé ses réserves quant à l’opportunité d’une grève immédiate. Son président, Aboubacar Soumah, affirme que son organisation n’a pas été associée à la décision de convoquer l’assemblée générale et rappelle qu’un moratoire de cent jours avait été accordé afin de favoriser un climat de dialogue avec le nouveau gouvernement.
Selon lui, tant que les canaux de concertation restent ouverts, la priorité devrait être donnée aux négociations plutôt qu’à la confrontation.

Cette divergence de positions met en lumière une fracture susceptible d’affaiblir la cohésion syndicale au moment même où une mobilisation d’envergure est envisagée. L’issue de l’assemblée générale s’annonce donc déterminante. Entre la menace d’une grève générale et les appels à la retenue, le système éducatif guinéen se retrouve à la croisée des chemins, suspendu aux décisions qui seront prises dans les prochaines heures.

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Crise dans l’éducation guinéenne : l’intersyndicale menace de durcir le ton face au gouvernement

Le secteur éducatif guinéen pourrait à nouveau se retrouver paralysé. L’intersyndicale de l’éducation, réunissant la FSPE et le SNE, a convoqué une assemblée générale ce samedi 11 avril à la Bourse du Travail pour décider d’une éventuelle grève générale et illimitée. Les syndicats dénoncent le non-respect du protocole d’accord signé le 3 janvier dernier avec le gouvernement, dont plusieurs engagements restent sans suite.

Selon Michel Pépé Balamou, porte-parole de l’intersyndicale, seules quelques mesures ont été appliquées, notamment la première tranche des primes et certains reclassements. En revanche, les commissions prévues pour examiner la situation des enseignants contractuels et réviser le statut particulier de l’éducation n’auraient toujours pas été mises en place.

Les syndicalistes rejettent également la trêve sociale de cent jours, décidée sans leur accord, et menacent de relancer la grève suspendue en janvier. En parallèle, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, dirigé par Aboubacar Soumah, plaide pour la poursuite du dialogue. Cette division interne fragilise l’unité syndicale alors que le secteur éducatif guinéen reste en suspens, à l’attente des résolutions de l’assemblée générale.