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Donald J. Trump couvre d’éloges XI JIPING lors de leur rencontre à Pékin et a qualifié Xi Jiping de grand leader

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Donald J. Trump couvre d’éloges XI JIPING lors de leur rencontre à Pékin et a qualifié Xi Jiping de grand leader .

Le président chinois a accueilli ce jeudi son homologue américain pour un sommet de grandes puissances. Les deux dirigeants ont notamment abordé la question de Taïwan.

Le président Xi Jinping a prévenu jeudi son homologue Donald Trump que la Chine et les États-Unis pourraient entrer en «conflit» si Washington gérait mal la question de Taïwan, dès les premiers instants d’un sommet dont l’île est annoncée comme un des enjeux. Sur un mode plus conciliant, le président chinois a promis aux premières heures de ce sommet aux enjeux globaux d’ouvrir davantage son pays aux entreprises étrangères, y compris Américaines.

En dehors de propos faisant assaut de cordialité devant les caméras au début des entretiens, Donald Trump est resté discret à l’entame du séjour sur fond de désaccords multiples et de tensions globales généralisées. Il a promis un «avenir fabuleux» aux relations entre États-Unis et Chine.

«La question de Taïwan est la plus importante dans les relations sino-américaines. Si elle est bien traitée, les relations entre les deux pays (Chine et Etats-Unis) pourront rester globalement stables. Si elle est mal traitée, les deux pays se heurteront, voire entreront en conflit», a déclaré Xi Jinping, employant un mot en mandarin ne signifiant pas nécessairement conflit militaire. La Chine considère Taïwan comme l’une de ses provinces, qu’elle n’a pas réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle plaide pour une solution pacifique mais se réserve la possibilité de recourir à la force.

Tapis rouge

La politique américaine sur Taïwan repose sur un soutien militaire robuste à l’île, sans reconnaissance à part entière ni soutien ouvert aux velléités d’indépendance. «La partie américaine a réaffirmé à plusieurs reprises son soutien clair et ferme à Taïwan», a réagi la porte-parole du gouvernement taïwanais, Michelle Lee.

La question de Taïwan est l’un des sujets de crispation qui abondent à l’ouverture du sommet: relations commerciales, guerre avec l’Iran, accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle… autant de querelles aux prolongements internationaux.

Au-delà du caractère exceptionnel de la visite, la première d’un président américain depuis celle que Donald Trump avait lui-même effectuée en 2017, le sommet est largement présenté comme l’occasion pour les deux parties de maintenir une certaine stabilité entre les deux premières puissances économiques mondiales et de ne pas envenimer les crises existantes.

Xi Jinping a déroulé le tapis rouge à Donald Trump à son arrivée au monumental Palais du Peuple, haut lieu du pouvoir jouxtant au cœur de la capitale l’immense place Tiananmen pavoisée aux couleurs chinoises et américaines.
Après avoir passé en revue une garde militaire au son d’une salve de canons, puis salué une foule d’enfants portant des fleurs et agitant les drapeaux des deux pays en scandant «bienvenue, bienvenue, chaleureuse bienvenue!», les deux présidents sont rapidement entrés dans le dur des sujets qui fâchent.

«Stabilité»

Avant que les portes ne se referment sur les journalistes pour deux heures et quart d’entretiens, Donald Trump, qui croit fort dans les relations personnelles entre puissants et affirme sa proximité avec Xi Jinping, a proclamé son «honneur d’être à (ses) côtés» et «l’honneur d’être (son) ami». «Les relations entre la Chine et les États-Unis vont être meilleures que jamais», a-t-il dit. «Nous allons avoir ensemble un avenir fabuleux», a-t-il renchéri.

Donald Trump n’a évoqué spécifiquement aucune des querelles du moment, se concentrant sur les affaires qu’il espère voir réaliser par les nombreux chefs d’entreprise qui l’ont accompagné. En haut de la liste de vœux de Washington figurent des accords dans le domaine de l’agriculture par exemple et peut-être la confirmation d’une commande massive d’avions auprès de Boeing. Donald Trump espère aussi en la promesse d’investissements chinois aux États-Unis.

«La porte de l’ouverture de la Chine continuera de s’ouvrir toujours plus grand», a dit le président chinois aux patrons américains, selon un média d’État, répondant à un appel en ce sens de Donald Trump cette semaine. Pékin a insisté à l’approche du sommet sur sa quête de «stabilité». Les deux chefs d’État se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», ont déclaré les Affaires étrangères chinoises. Les deux superpuissances se sont livrées en 2025 une farouche guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples, dès après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

«Pas des rivaux»

Xi Jinping et Donald Trump ont conclu en octobre une trêve dont les suites devraient figurer parmi les sujets de discussion du sommet. Le sommet a été précédé de consultations commerciales en Corée du Sud. Elles ont eu des «résultats généralement équilibrés et positifs», a dit Pékin. Depuis octobre, la Chine ressent directement l’impact d’autres politiques conduites par Donald Trump, au Venezuela et plus encore en Iran. «Nous devons être des partenaires, pas des rivaux», a dit Xi Jinping à son homologue américain.
Selon le gouvernement américain, Donald Trump entend faire pression pour que la Chine, un partenaire stratégique et économique primordial de l’Iran – elle est le principal pays importateur de son pétrole – use de son influence en vue d’une sortie de crise dans le Golfe.

Les deux présidents ont discuté de la situation au Moyen-Orient, en Ukraine et sur la péninsule coréenne, ont indiqué les Affaires étrangères chinoises sans plus de précision