
Le double scrutin organisé dimanche, 31 mai en Guinée a été marqué par une faible affluence et une ambiance de désintérêt palpable dans de nombreux bureaux de vote.
Dans plusieurs quartiers de Conakry et en provinces, les files d’attente étaient rares et les isoloirs souvent vides, tandis que les agents électoraux patientaient sans afflux massif d’électeurs. Les images provenant de quelques centres montrent des salles calmes, des urnes presque immobiles et des affiches d’appel au vote restées sans écho.
Cette indifférence traduit un climat de défiance envers les institutions et un sentiment d’exclusion politique chez une partie de la population. Les analystes évoquent la fatigue électorale après des crises répétées, le scepticisme face aux promesses politiques et le manque d’informations ciblées sur les enjeux du double scrutin.
Les autorités insistent sur la légalité du processus et appellent au respect des résultats, tandis que des observateurs nationaux notent des variations locales dans la participation.
À l’issue de la journée, le faible taux de mobilisation pose déjà question sur la légitimité perçue des candidatures et la nécessité pour les acteurs politiques de renouer le dialogue avec les citoyens pour restaurer confiance et engagement civique.
A.Foulah Diallo








