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L’après-31 mai 2026 (Par Alpha Abdoulaye Diallo)

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L’après-31 mai 2026

Regardez-nous. Regardez notre Guinée au lendemain de ce dimanche 31 mai 2026, drapée dans sa dignité souveraine, debout sous les projecteurs du monde.

Écoutez le battement de son cœur, car ce qui s’est joué dans l’intimité de nos bureaux de vote dépasse la simple arithmétique des urnes.

Si les regards de la Terre entière ont convergé vers nos collines et nos plaines, ce n’était point pour l’éclat de notre bauxite, ni pour les promesses enfouies de notre fer, de notre uranium ou de notre or.

C’était pour quelque chose de bien plus précieux, c’est-à-dire le retour de notre pays au concert des peuples libres, là où le pouvoir naît du souffle sacré des citoyens.

Voyez ces experts de la CEDEAO et ces délégués des organisations issues de contrées plus éloignées qui ont arpenté nos routes, venus des quatre horizons pour témoigner de notre histoire. Ils étaient là pour observer, consigner, attester, mais la Directrice générale des élections a eu raison de fixer la frontière en rappelant qu’observer n’est pas s’immiscer. Car ce destin, c’est le nôtre. Pur. Farouche. Jalousement gardé par le devoir de réserve de ceux qui nous ont regardés et par la ferveur de ceux qui ont voté.

Alors, que faisons-nous désormais de cette aurore? Allons-nous la laisser consumer nos espoirs dans le feu des vieilles rancœurs ? Non, car les fruits de l’union sont succulents, et c’est vers leur douceur que nos mains doivent se tendre.

Nous devons y penser à chaque instant, à chaque bulletin désormais déposé, en bannissant le poison du soupçon pour semer, enfin, les graines fertiles de l’entente et de la cohésion nationale.

Exprimons-nous dans le sens exclusif du bien, ce bien supérieur qui cimente notre vivre-ensemble et guérit nos fractures.

Créons l’émulation joyeuse des idées à la place de l’adversité stérile qui détruit.

Tendons une main fraternelle au lieu de poignarder dans le dos nos prochains, car aucun pouvoir ne vaut le sang d’un frère ou les larmes d’une sœur.

Ce scrutin pour élire nos 147 députés et nos 342 maires était et demeure le miroir de notre maturité, l’occasion ultime de prouver que la démocratie n’est pas une formule importée, mais le fleuve tranquille où s’abreuve notre avenir commun.

Nous avons voté dans la paix, veillons désormais dans la paix, et que demain se lève sur une Guinée unie.

Que l’histoire retienne ce jour sacré où, par la force tranquille de l’urne et la grandeur du cœur, notre peuple a écrit son plus bel hymne à la concorde, afin que la Guinée, unie, se dresse fière et éternelle face à son destin, pour toujours.  J’ai dit.

Par Alpha Abdoulaye Diallo in Le Populaire du 1er juin 2026