
En Guinée, l’agriculture n’est pas seulement un secteur économique. C’est le socle de la survie, de l’emploi et de la souveraineté alimentaire. Pourtant, son potentiel reste largement sous-exploité, alors même qu’il représente près de 31% du PIB et fait vivre plus de la moitié de la population active.
Dans un pays où 97% des travailleurs ruraux dépendent de la terre, investir dans l’agriculture, c’est investir directement dans la réduction de la pauvreté et la stabilité sociale. Les récentes initiatives, comme le Pacte AgriConnect lancé en avril 2026 avec la Banque mondiale, témoignent d’une prise de conscience. Transformer les systèmes agroalimentaires, c’est créer des centaines de milliers d’emplois, surtout pour les jeunes et les femmes, et réduire la dépendance aux importations de riz et de produits avicoles.
Les résultats commencent à se voir : la production de riz a augmenté de 13% en 2025, celle de maïs de 33%. Mais les défis persistent, notamment l’enclavement des zones de production qui freine l’écoulement des récoltes et décourage les producteurs.
Faire de l’agriculture une priorité, c’est choisir un avenir où la Guinée se nourrit elle-même, où ses terres fertiles deviennent des moteurs de croissance, et où chaque paysan est un acteur clé du développement national. Il est temps que les politiques, les investisseurs et la société civile s’unissent pour cultiver cet avenir.
Mamadou AliouDiallo








