
À quelques semaines du congrès électif de la Fédération guinéenne de football (Féguifoot), une information fait grand bruit : Mamadou Antonio Souaré, ancien président de l’instance, serait sur les rangs pour un nouveau mandat.
Annoncée fin août 2026 par le journaliste Abdoul Hamid Bangoura, cette candidature potentielle intervient dans un contexte de crise à répétition au sein du football national, marqué par une vacance prolongée de plus de la moitié du Comité exécutif.
Une candidature dans la tourmente
L’élection du nouveau président de la Féguifoot est fixée au 27 octobre 2026 à Conakry, lors d’une Assemblée générale extraordinaire et élective convoquée officiellement par le Secrétaire général, Ibrahima Barry dit « Blasco ». Cette échéance doit permettre de renouveler l’ensemble des instances dirigeantes pour un mandat de quatre ans, dans un climat tendu où les candidatures doivent être déposées selon des formes et délais stricts.
Pour l’heure, aucune déclaration officielle d’Antonio Souaré ni communication formelle de la Féguifoot ne confirme le dépôt effectif de sa candidature. Cette situation alimente les spéculations et divise les acteurs du football guinéen, partagés entre espoir de stabilité et crainte de voir se répéter les erreurs du passé.
Un défi de taille
Si Antonio Souaré revient sur la scène, il devra relever plusieurs défis majeurs : restaurer la crédibilité institutionnelle de la Féguifoot, apaiser les tensions internes, et surtout, redonner au football guinéen une dynamique susceptible de porter les Syli National vers de nouveaux succès, notamment en vue de la CAN 2027. Son expérience passée, marquée par des périodes de gestion controversée, sera scrutée à la loupe par les membres statutaires appelés à voter.
Dans un paysage où d’autres candidats, comme Ibrahima Kalil Kaba, bénéficient déjà de parrainages officiels, la candidature d’Antonio Souaré, si elle se confirme, promet d’être l’une des plus suivies et des plus débattues de cette campagne électorale. Le 27 octobre prochain, le football guinéen pourrait bien tourner une page décisive de son histoire.
A.Foulah Diallo pour focusguinee








