
À Conakry, la pluviométrie figure parmi les plus importantes d’Afrique de l’Ouest. La capitale guinéenne reçoit en moyenne entre 3 300 et 4 000 millimètres de pluie par an, avec de fortes variations selon les années.
La saison des pluies s’étend généralement de mai à novembre, sous l’influence de la mousson africaine. Les mois de juillet et d’août constituent la période la plus arrosée. Durant cette période, les précipitations peuvent dépasser 1 000 millimètres par mois, provoquant des averses fréquentes et parfois particulièrement intenses.
Cette abondance d’eau constitue une ressource importante pour les activités agricoles et le renouvellement des nappes phréatiques. Toutefois, elle représente également un défi majeur pour la capitale. L’insuffisance des réseaux de drainage, l’occupation anarchique de certaines zones et l’accumulation des déchets favorisent les inondations dans plusieurs quartiers.
Les fortes pluies perturbent régulièrement la circulation, endommagent les routes et exposent les populations aux maladies liées à l’eau stagnante. Face à cette situation, l’entretien des caniveaux, l’aménagement des bassins de rétention et une meilleure gestion des déchets apparaissent indispensables.
À Conakry, la pluviométrie est donc à la fois une richesse naturelle et un enjeu essentiel de planification urbaine.
A.Foulah Diallo








