
Guinée: «Le peuple, cette entité souvent oubliée ?
Il est évident, qu’en cas de besoin, on fait toujours appelle au peuple. On parle en son nom, se présentant comme son fervent défenseur en tous lieux, en toutes circonstance
Mais au fond, en réalité, qui le défend réellement ?
En période électorale par exemple, pouvoir et opposition se rivalisent d’ardeur pour avoir la faveur de ce peuple. Pour cela, les deux antagonistes sont prêts à casquer dur et promettre monts et merveilles au peuple. En ce moment de fastes, tout est beau, tout est permis.
Curieusement, dès que cette période mouvementée est au rétroviseur, les objectifs des chercheurs de voix atteints, les pauvres populations sont tout de suite abandonnées, oubliées pour de bon. Ce peuple laborieux qui a juste servi de » bétail électoral » se retrouve dans la même situation de misère qu’auparavant Un peuple qui semble n’avoir aucun choix si ce n’est celui de la résignation. Il faut surtout rappeler qu’il est le seul exposé aux multiples problèmes de nourriture, de logement, de pouvoir d’achat, de routes, d’hôpitaux et d’écoles. Excusez du peu.
Seuls les patients savent les problèmes auxquels ils font face dans les hôpitaux publics. Dans les salles de classe des écoles publiques, les élèves issus de ce peuple sont confrontés à des difficultés d’effectifs pléthoriques. En guise d’exemple, dans certaines écoles de l’intérieur du pays, des élèves au nombre de cent peuvent se regrouper dans une salle de classe, en raison de trois élèves par table banc. Avec une telle pléthore, ces enfants, avenir de demain pourront-ils bien assimiler leur leçon ?
Pour les infrastructures routières sans lesquelles point de développement, un autre calvaire pour le peuple. Les populations se plaignent et se demandent quoi faire ? Les routes nationales et secondaires non bitumées soulèvent d’énormes quantités de poussières pendant cette saison sèche et de la boue un peu partout en période d’hivernage avec toutes les conséquences que cela pourraient entraîner.
Alors, c’est bien ce que vit au quotidien le valeureux peuple. Et, oui !
Bah Mamadou depuis Pita








