
« Le thème que j’ai choisi aujourd’hui est essentiellement basé sur la politique et la dignité entre conviction et compromission. Il y a des mots qui nous élèvent, des mots qui nous rappellent qui nous sommes et pourquoi nous nous battons. La politique et la dignité font partie de ces mots-là.
Faire de la politique, ce n’est pas courir auprès des postes, ce n’est pas céder aux appels du pouvoir ni vendre ses principes aux plus offrants. Faire de la politique, c’est s’engager, c’est croire à une vision, c’est défendre des idées, un idéal, un peuple. Cela n’a de la valeur que si c’est fait avec dignité.
La dignité, c’est cette capacité de dire non, même quand le pouvoir fait miroiter les privilèges. C’est refuser de trahir ses camarades, ses électeurs, son parti, pour quelques honneurs passagers. C’est se tenir debout, quand le soleil se couche, pour ne rien avoir. Alors je vous demande, que vaut un poste ministériel s’il est obtenu au prix de la trahison ?
Cela revient à renier des années de combat, à tourner le dos à ceux qui vous ont soutenus, à piétiner la confiance des militants pour satisfaire une ambition personnelle.
Ce n’est pas une victoire, c’est une défaite morale. C’est une tâche qui colle à la mémoire longtemps après les projeteurs se sont éteints. Mais il ne s’agit pas ici de condamner des individus, il s’agit de préserver un cap, une éthique et une ligne.
Une démocratie solide ne se construit pas sur les reniements et les petites manœuvres, elle se construit sur la fidélité, la loyauté, même dans la diversité », indique Dr Oussou Fofana lors de l’assemblée générale de l’UFDG, ce samedi 2 août.







