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Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo appelle à s’opposer à un 4e mandat du président Alassane Ouattara

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L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a exhorté, ce samedi 16 août, ses partisans à rejeter la candidature d’Alassane Ouattara à un quatrième mandat, lors d’un grand rassemblement à Abidjan.

À Abidjan, Laurent Gbagbo a appelé ses partisans à s’opposer à un quatrième mandat d’Alassane Ouattara. Inéligible, l’ex-président ivoirien dénonce une dérive anticonstitutionnelle et réclame la libération des militants arrêtés.

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a exhorté, ce samedi 16 août, ses partisans à rejeter la candidature d’Alassane Ouattara à un quatrième mandat, lors d’un grand rassemblement à Abidjan. Devant des milliers de militants réunis sur la place Figayo, dans son fief de Yopougon, le chef du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), âgé de 80 ans, a pris la parole avec fougue.

«Il n’y aura pas de 4e mandat. Notre détermination est sans faille», a déclaré Laurent Gbagbo. Bien qu’inéligible, ce dernier a affirmé se poser «candidat contre le 4e mandat» et a encouragé ses soutiens à organiser des marches de protestation. Ce discours intervient dans un climat politique tendu à un peu plus de deux mois de la présidentielle prévue le 25 octobre.

Laurent Gbagbo a également réclamé la libération de militants emprisonnés
Plusieurs figures d’opposition, dont Gbagbo lui-même, Guillaume Soro ou encore Charles Blé Goudé, ont été radiées des listes électorales à la suite de condamnations judiciaires. Le président du PDCI, Tidjane Thiam, est, lui aussi, déclaré inéligible. Laurent Gbagbo a également réclamé la libération de militants emprisonnés ces dernières semaines. Onze membres de son parti, dont un ex-ministre, ont récemment été inculpés pour «acte terroriste» après des heurts survenus début août à Yopougon.

Fin juillet, Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, avait officialisé sa candidature en affirmant que la Constitution lui en donnait le droit. Bien que la loi fondamentale fixe un maximum de deux mandats, le Conseil constitutionnel a jugé en 2020 que l’adoption d’une nouvelle Constitution en 2016 avait remis le compteur à zéro.