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«L’UFDG n’est nullement responsable de la non tenue de son congrès… », Cellou Dalein au MATD

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«L’UFDG n’est nullement responsable de la non tenue de son congrès.

Voici la Chronologie des faits relatifs au congrès de l’UFDG :

• 29 octobre 2024 : Le MATD publie son premier rapport d’évaluation des partis politiques. Il reproche à l’UFDG de ne pas avoir organisé son congrès, de ne pas avoir déposé ses états financiers, de n’avoir jamais eu de députés ni d’élus. Le rapport mentionne en outre que le représentant légal du parti serait le secrétaire fédéral de Forécariah. Malgré ces accusations, la Direction de l’UFDG a consenti des efforts et transmis à nouveau tous les documents sollicités.
• 29 janvier 2025 : La Direction nationale annonce officiellement à l’opinion nationale et internationale la tenue du congrès les 19 et 20 avril 2025.
• 28 février 2025 : Le Tribunal de première instance de Dixinn, par un jugement avant dire droit, suspend le congrès jusqu’à l’examen et la décision sur le litige opposant le parti au ministre Ousmane Gaoual Diallo.
• 14 mars 2025 : Le MATD maintient l’UFDG sous observation, ne retenant plus qu’un seul grief : la non tenue du congrès national. Et l’enjoint d’organiser ledit congrès dans un délai de 45 jours. Malheureusement, et par principe, le Parti devait se plier à la décision de justice (jugement avant dire droit précité) qui prime sur la décision administrative (l’injonction du MATD d’organiser le congrès dans un délai de 45 jours). D’où la circulaire du 20 Mars 2025 prise par le Parti qui reporte son congrès extraordinaire à une date ultérieure.
• 23 mai 2025 : Le Tribunal de Dixinn ordonne la réintégration de M. Ousmane Gaoual Diallo et autorise l’UFDG à tenir son congrès. Le parti interjette appel partiellement devant la Cour d’appel, uniquement sur la question de la réintégration de M. Gaoual. Mais ce dernier n’interjette pas incidemment appel, donc il acquiesce la partie de la décision qui ordonne la tenue du congrès. En droit, cette partie de la décision non contestée ayant acquis l’autorité de la chose jugée est exécutoire. Le dossier reste pendant devant cette juridiction.
• 28 mai 2025 : La Direction nationale fixe à nouveau la date du congrès pour le 6 juillet 2025.
• 27 juin 2025 : Le MATD, par courrier, interdit encore une fois la tenue du congrès, en flagrante violation d’une décision de justice 23 mai 2025 précitée. Dans un État de droit, la décision judiciaire devrait primer sur celle d’un ministère.
• 30 juin 2025 : Le Président Cellou Dalein Diallo répond à la lettre du ministre. Il dénonce les violations de la loi, replace les faits dans leur contexte et annonce la saisine de la Cour suprême pour abus de pouvoir.
• 2 juillet 2025 : le Parti saisit la cour suprême d’un recours en annulation pour excès de pouvoir et d’une requête aux fins de sursis à l’exécution de la lettre d’injonction du MATD.
• 21 août 2025 : Les débats de fond s’ouvrent devant la Cour suprême. Le verdict est attendu le 28 août 2025.
• 22 août 2025 : Contre toute attente, et avant même la décision de la cour suprême et celle de la cour d’appel (affaire encore pendante), le MATD suspend l’UFDG pour 90 jours. Au motif que l’UFDG n’a pas organisé son congrès dans un délai de 45 jours comme cela avait été demandé par injonction du MATD en date du 14 Mars 2025.
Dans un pays normal, on ne peut pas nous interdire d’organiser un congrès et nous sanctionner pour ne pas l’avoir organisé.
Les faits tels que décrits ci-dessus montrent clairement le caractère illégal de cette décision de suspension du 22 août 2025, non encore notifiée au Parti.
C’est pourquoi, l’UFDG comme par le passé se réserve le droit de saisir, a temps opportun, la Cour suprême pour demander l’annulation de cette autre décision illégale du MATD.
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG