
La capitale guinéenne est une nouvelle fois frappée par une tragédie liée aux intempéries. Les inondations survenues dans la nuit du 30 au 31 juillet ont causé la mort de 18 personnes, selon le dernier bilan communiqué le 4 août par l’Agence nationale de la gestion des urgences et des catastrophes humanitaires (ANGUCH).
Évolution du bilan humain
• Le premier communiqué officiel, daté du 1er août, faisait état de 15 décès et trois disparus.
• Deux corps ont été retrouvés dans les jours suivants, portant le total à 17.
• Une découverte macabre à Kobaya village, secteur Tayaki (Sonfonia), a bouleversé les habitants : le corps en décomposition avancée d’une femme non identifiée a été extrait des décombres.
• Le choc émotionnel provoqué par cette scène a coûté la vie au responsable de la jeunesse locale, victime d’une crise fatale sur les lieux du drame.
🏚️ Quartiers sinistrés
Les zones les plus touchées par les inondations sont Matoto, Tombolia, Lambanyi, Sonfonia et Ratoma. Des dizaines de maisons ont été englouties par les eaux, laissant de nombreuses familles sans abri.
Réactions et appels à l’action
L’ANGUCH a exprimé sa solidarité envers les familles endeuillées et réaffirmé son engagement à accompagner les sinistrés. Mais au-delà de la compassion, cette catastrophe relance le débat sur la vulnérabilité chronique de Conakry face aux pluies diluviennes.
Une crise récurrente
Chaque saison pluvieuse ravive les mêmes maux : infrastructures insuffisantes, urbanisation désordonnée, caniveaux obstrués. Ces facteurs, combinés aux effets du changement climatique, transforment les précipitations en véritables fléaux.
Ce nouveau drame interpelle les autorités et la société civile sur l’urgence de repenser l’aménagement urbain et de renforcer les dispositifs de prévention. Car à Conakry, la pluie ne devrait plus être synonyme de deuil.
Alpha Diarougha Sow pour focusguinee








