
À l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, célébrée ce dimanche 2 novembre, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a lancé un appel vibrant en faveur de la liberté de la presse et de la protection des professionnels des médias.
Dans un contexte mondial marqué par la répression croissante des voix indépendantes, Guterres a dénoncé les atteintes graves aux droits des journalistes, notamment en Afrique, où plusieurs d’entre eux sont emprisonnés ou portés disparus. « Lorsque les journalistes sont réduits au silence, c’est notre voix à tous qui s’éteint », a-t-il déclaré avec gravité.
Un appel à l’action mondiale
Le chef de l’ONU a exhorté les gouvernements à garantir un environnement sûr pour les journalistes, leur permettant d’exercer leur métier sans peur ni représailles. « Unissons-nous pour défendre la liberté de la presse, exiger des comptes et faire en sorte que celles et ceux qui disent la vérité aux pouvoirs en place puissent le faire sans crainte », a-t-il insisté.
Il a également exprimé son inquiétude face aux multiples formes de violences subies par les journalistes : agressions verbales, intimidations judiciaires, attaques physiques, emprisonnement et torture.
Message fort aux régimes militaires
En marge de cette commémoration, António Guterres s’est adressé directement aux juntes militaires au pouvoir au Burkina Faso, en Guinée et au Mali, les appelant à céder la place à des gouvernements démocratiquement élus. Il a également interpellé les pays riches, les invitant à soutenir les efforts de stabilisation et de développement dans ces régions en crise.
Ce discours, prononcé à Dakar, résonne comme un plaidoyer pour la justice, la démocratie et la liberté d’expression, dans un monde où le journalisme reste un pilier essentiel de la vérité et de la responsabilité.








