
Conakry, novembre 2025 — La capitale guinéenne vit au rythme des klaxons et des files interminables de véhicules. Chaque jour, des milliers de citoyens affrontent une circulation devenue infernale, transformant les trajets les plus simples en véritables parcours du combattant.
Une ville à bout de souffle
Les causes de cette congestion chronique sont multiples. D’abord, une explosion du parc automobile, non accompagnée d’un plan de circulation cohérent. Ensuite, des routes étroites et dégradées, concentrées sur quelques axes majeurs, ne suffisent plus à absorber le flux quotidien.
L’urbanisation anarchique de Conakry aggrave la situation : le centre administratif de Kaloum, situé à l’extrémité d’une péninsule, reste difficile d’accès. À cela s’ajoute l’absence de transports publics efficaces, poussant les citoyens à privilégier leur véhicule personnel. Enfin, les travaux d’infrastructure en cours, notamment sur le tronçon Kagbelen–Aéroport (T7–T8), bien que nécessaires, accentuent temporairement les embouteillages.
Des conséquences lourdes
Des heures perdues chaque jour dans les bouchons
Une pollution atmosphérique en hausse et un stress généralisé
Une recrudescence des accidents de la route
Une économie locale ralentie par les retards et la baisse de productivité
Une mobilité urbaine saturée, incompatible avec l’organisation d’événements internationaux comme la CAN
Des pistes pour sortir de l’impasse
Face à cette situation critique, plusieurs solutions s’imposent :
Accélérer la construction d’échangeurs et de voies secondaires
Déployer un réseau de transport collectif moderne et accessible
Réguler le stationnement et la circulation pour limiter le chaos routier
Décentraliser les pôles économiques et administratifs pour désengorger Kaloum
Mettre en œuvre une planification urbaine ambitieuse et durable
L’appel à l’action
Conakry est à un tournant. Sans intervention rapide, la ville risque l’asphyxie. Il est temps d’agir, pour le bien-être des citoyens, pour la compétitivité économique, et pour l’image de la Guinée sur la scène internationale.
Alpha Diarougha Sow ́pour focusguinee








