
Conakry, lundi 26 janvier. La corniche Yattaya-Kobaya est totalement bloquée par des habitants réclamant l’installation urgente de dos d’âne pour freiner la vitesse et réduire les accidents mortels. Les manifestants, issus de quartiers voisins, dénoncent l’inaction des autorités face à une route dangereuse où plus de vingt vies ont été perdues en trois ans. Ils exigent ralentisseurs, signalisation et patrouilles, scandant des slogans contre « le massacre sur la corniche ».
Les autorités locales promettent un dialogue et évoquent un plan d’aménagement routier pour 2026, mais aucune garantie ferme n’a été donnée. Le blocage paralyse la circulation, provoque des embouteillages et des pertes économiques pour les commerçants.
Au-delà de ce tronçon, la crise illustre les failles du réseau routier guinéen. A savoir : des infrastructures insuffisantes, vitesse excessive et surcharge des véhicules.
Avec 1 500 morts par an, les experts appellent à des mesures durables comme ralentisseurs systématiques, radars et sensibilisation, soulignant que la sécurité routière est un enjeu national urgent.
Mamadou Aliou Diallo








