
Addis-Abeba, 17 février 2026 – Lors du 39e sommet de l’Union africaine (UA) clos ce dimanche 15 février à Addis-Abeba, la Guinée a décroché un rôle clé : elle abritera le siège du Centre africain de développement minier. Cette décision, confirmée par le ministre des Affaires étrangères Morissanda Kouyaté, positionne le pays comme un leader continental dans la valorisation des ressources extractives.
« Un véritable laboratoire au service de tous les Africains », a décrit le ministre dans un compte rendu des médias d’État. Le Centre produira analyses, études comparatives et recommandations pour que les minerais profitent prioritairement aux populations africaines, dans un contexte de convoitises mondiales sur les ressources critiques.
Représentant le président Mamadi Doumbouya, Kouyaté a salué cette « confiance accordée par l’UA » après une rencontre avec la commissaire à l’Économie, au Commerce, à l’Industrie, aux Mines et au Tourisme, Francisca Tatchouop Belobe. « La Guinée est perçue comme un pays capable de relancer et dynamiser le secteur minier africain », a-t-il déclaré. Le chef de l’État, qui « apprécie vivement » cette distinction, a mandaté le ministre pour garantir la contribution guinéenne – financière, sociale et technique – au fonctionnement du Centre.
La commissaire Belobe a qualifié l’événement de « grand jour » pour la coopération continentale. « Nous remercions le président Doumbouya pour son engagement. Avec son siège désormais à Conakry, le Centre – jusqu’ici hébergé à l’UA – va redynamiser ses activités face aux enjeux géopolitiques du secteur minier, crucial pour l’Afrique », a-t-elle lancé.
Cette attribution tombe à pic pour la Guinée, fraîchement partenaire des États-Unis sur les minerais critiques. Elle consolide le pays comme pivot stratégique dans la course mondiale aux ressources, aligné sur la vision de Doumbouya pour une souveraineté minière africaine.
Par la rédaction de focusguinee.info, inspiré de guinee360








