
La Haute Autorité de la Communication (HAC) du Gabon a annoncé le 17 février 2026 la suspension immédiate des réseaux sociaux sur tout le territoire national, jusqu’à nouvel ordre. Cette décision vise à contrer la prolifération de contenus jugés dangereux pour la cohésion sociale et la stabilité institutionnelle.
Contexte de l’annonce
La HAC, réunie en séance plénière à Libreville sous la présidence de Germain Ngoyo Moussavou, a diffusé son communiqué via la chaîne publique Gabon 1ère. Le porte-parole Jean-Claude Mendome a dénoncé l’usage abusif des plateformes pour diffuser des contenus diffamatoires, haineux, injurieux, des fake news, du cyberharcèlement et des divulgations de données personnelles. Ces dérives, selon l’autorité, risquent d’engendrer des conflits sociaux et de déstabiliser les institutions républicaines.
Raisons invoquées
Les autorités pointent du doigt l’absence de modération efficace par les plateformes internationales comme Facebook, WhatsApp, TikTok ou Instagram. Elles estiment que ces infractions violent le Code de la communication de 2016 et menacent l’unité nationale dans un contexte de tensions sociales, marqué par une grève des enseignants prolongée depuis janvier. La HAC insiste sur le fait que la liberté d’expression reste encadrée par les lois nationales et internationales.
Réactions et impacts immédiats
La mesure a provoqué un débat national, avec des craintes sur ses conséquences pour la communication, l’économie numérique et l’information quotidienne. À ce stade, la suspension n’était pas encore effective dans la nuit du 17 au 18 février, mais l’Aninf, l’Arcep et les fournisseurs d’accès sont appelés à la mettre en œuvre. Des observateurs s’inquiètent d’une restriction accrue à l’expression en ligne au Gabon.








