
À Founna Saré, dans la préfecture de Lélouma, l’émotion laisse place aux interrogations. Dans la nuit du 23 février 2026, Fatoumata Binta Diallo, une femme d’une quarantaine d’années, a été retrouvée égorgée derrière la maison familiale. Mais au-delà de l’horreur du crime, c’est le soupçon visant sa propre mère qui retient désormais l’attention.
Selon des sources locales, la victime vivait seule avec sa mère, Ramatoulaye Diallo, dans la concession. C’est cette dernière qui aurait alerté le voisinage après avoir découvert le corps, peu après la prière surérogatoire du Ramadan. Pourtant, certains éléments relevés par les enquêteurs ont rapidement suscité des doutes.
L’arme du crime, d’abord introuvable, a été localisée par les gendarmes dans une fosse septique attenante à l’habitation. D’après des témoignages recueillis sur place, l’insistance de la mère à se rendre aux toilettes pendant son interrogatoire aurait attiré l’attention des enquêteurs, qui ont ensuite orienté leurs recherches vers cet endroit.
Placée en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Lélouma, la suspecte nie toute implication. Elle évoque l’état de santé fragile de sa fille et assure avoir fait la macabre découverte à son retour de la mosquée.
Divorcée et sans enfant, la victime a été transférée à la morgue de l’hôpital préfectoral pour autopsie. L’enquête devra déterminer si les soupçons pesant sur la mère reposent sur des éléments matériels probants ou s’il s’agit d’une tragique coïncidence dans un drame qui bouleverse toute la communauté, selon le média Guineematin.
Guinéediaspo








