
À Pita, l’insécurité routière et l’indiscipline des usagers de la route exaspèrent de plus en plus la population. Dans les marchés, les cafés et les salons, le sujet alimente désormais des débats passionnés : habitants, commerçants et parents pointent du doigt un laxisme généralisé et réclament des mesures urgentes.
« Les motocyclistes, surtout les jeunes, se comportent comme s’il n’y avait aucune autorité. C’est un laissez‑aller total », confie un père de famille, inquiet pour la sécurité des écoliers et des personnes âgées. S’il est vrai que la ville a vu ses axes principaux bitumés ces derniers mois, ce progrès des infrastructures n’a pas suffi à réduire les risques d’accident. Au contraire, la qualité des routes semble encourager des vitesses excessives et des comportements dangereux.
Les préoccupations augmentent à l’approche de la rentrée scolaire : familles et enseignants craignent une hausse des accidents, particulièrement parmi les usagers vulnérables. Pour beaucoup, la responsabilité revient aux autorités locales qui, selon l’opinion publique, tardent à prendre des mesures dissuasives et à faire respecter le code de la route.
Les voix s’élèvent pour demander des actions concrètes : renforcement des contrôles routiers, campagne de sensibilisation ciblant les jeunes motocyclistes, installation de ralentisseurs et de panneaux de signalisation aux abords des écoles, et sanctions fermes pour les contrevenants. « Il faut agir maintenant avant qu’il ne soit trop tard », prévient un habitant.
La population de Pita attend désormais une réaction forte des responsables locaux. Pour les citoyens, la mise en place rapide de mesures préventives et répressives est la seule voie pour transformer l’amélioration des routes en gains réels de sécurité.
Bah Mamadou depuis Pita pour focusguinee








