
La crise de l’eau en bouteille s’aggrave à Conakry. Depuis l’interdiction des sachets plastiques à usage unique, entrée en vigueur le 21 septembre, de nombreux ménages se tournent massivement vers les bouteilles, provoquant des ruptures de stock et une hausse des prix dans plusieurs quartiers de la capitale.
Dans les boutiques, kiosques, supermarchés et restaurants, les rayons d’eau minérale sont souvent vides. Certains vendeurs limitent désormais le nombre de bouteilles par client, tandis que d’autres attendent des livraisons depuis plusieurs jours.
Cette pénurie pèse lourdement sur le pouvoir d’achat. La grande bouteille, vendue auparavant à 5 000 francs guinéens, se négocie désormais autour de 7 000 GNF, tandis que la petite bouteille atteint 3 000 GNF dans certains points de vente.
Les commerçants évoquent des difficultés d’approvisionnement liées au transport, à la production et à la distribution. Mais les consommateurs dénoncent aussi des hausses spéculatives, dans un contexte où l’eau potable reste une nécessité quotidienne, particulièrement sous la chaleur.
Le ministère du Commerce a mis en garde contre les pratiques spéculatives. Reste à savoir si les autorités garantiront un approvisionnement régulier et des prix accessibles, afin d’éviter que l’accès à l’eau ne devienne un luxe pour les familles modestes.
A.Foulah Diallo








