
CHRONIQUE. Le chef de l’Etat voulait faire de 2020 l’année d’un nouveau départ entre la France et le continent africain. Il s’est heurté au Covid-19 mais aussi aux pesanteurs du réel, observe Pierre Haski.
Par Pierre Haski
Emmanuel Macron à l’université de Ouagadougou, au Burkina Faso, le 28 novembre 2017. Le président français avait alors délivré un discours qui se voulait en rupture avec les pratiques du passé. (LUDOVIC MARIN / AFP)Emmanuel Macron à l’université de Ouagadougou, au Burkina Faso, le 28 novembre 2017. Le président français avait alors délivré un discours qui se voulait en rupture avec les pratiques du passé. (LUDOVIC MARIN / AFP)
Encore un rendez-vous raté : 2020 devait être l’année des retrouvailles entre la France et le continent africain. Elle marquait le soixantième anniversaire des indépendances de la plupart des pays francophones d’Afrique subsaharienne, et Emmanuel Macron avait voulu en faire celle d’un nouveau départ. Cela aura été l’une de ses grandes ambitions contrariées. La saison culturelle africaine en France, qui devait symboliser ces retrouvailles, n’en finit pas d’être reportée, désormais à la mi-2021, tout comme le grand sommet Afrique-France, décalé d’un an.
Le Covid-19 a fait dérailler le calendrier, mais les relations n’étaient pas au beau fixe de toute manière. Emmanuel Macron est certes le premier président « post-colonial », le premier aussi à exprimer si clairement l’idée que les destins de l’Europe et de l’Afrique devraient être liés, mais il se heurte aux pesanteurs du réel : il n’est pas aisé de surmonter le poids de l’histoire ; il n’est pas simple de formu
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