
ร quelques semaines de la clรดture budgรฉtaire, le constat est sans appel : une grande partie du gouvernement guinรฉen brille par son inefficacitรฉ. Selon le Conseil National de la Transition (CNT), certains ministรจres cumulent des performances catastrophiques. La Pรชche et lโรconomie maritime ne rรฉalisent que 3 % de leurs investissements, la Sรฉcuritรฉ et la Protection civile plafonnent ร 18 %, et lโEnvironnement ร peine ร 25 %.
Au total, 24 dรฉpartements et institutions se situent en dessous de la barre des 50 %. Un fiasco qui reflรจte non seulement des lacunes dans la planification et le suivi, mais aussi un manque de volontรฉ politique pour que lโargent public serve rรฉellement le peuple.
Le CNT recommande au Premier ministre Bah Oury dโinstaurer un programme dโรฉvaluation rรฉguliรจre, trimestriel ou semestriel, pour suivre de prรจs lโexรฉcution budgรฉtaire et redresser la barre. Mais cette mesure arrive tard, alors que des milliards restent improductifs et que les citoyens continuent de subir les consรฉquences dโune gouvernance dรฉfaillante.
La leรงon est claire : sans responsabilisation et suivi rigoureux, les promesses financiรจres restent lettres mortes. La Guinรฉe ne peut plus se permettre de voir son dรฉveloppement freinรฉ par des ministรจres incapables de transformer leurs budgets en actions concrรจtes.








