La Guinée durcit le cadre de gestion de ses recettes d’exportation minières. Le gouvernement a décidé de relever le taux de rapatriement obligatoire, désormais fixé entre 60% et 70%, contre 50% précédemment.
Cette décision, conduite par le ministre des Mines Bouna Sylla en collaboration avec le gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), s’inscrit dans une stratégie plus large de souveraineté économique.
En parallèle, les autorités annoncent un renforcement des mécanismes de contrôle, notamment par la généralisation des procédures DDI-DDE et l’obligation pour les entreprises minières de domicilier leurs dépenses opérationnelles (OPEX) auprès des banques locales.
À travers cette réforme, Conakry entend non seulement accroître ses réserves de change mais aussi s’assurer que les revenus issus du secteur extractif profitent davantage à l’économie nationale, tout en soutenant la stabilité du franc guinéen.
