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Boubacar Yacine Diallo défend la HAC et tance les syndicats lors d’un point de presse musclé

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À la Maison de la Presse de Guinée, Boubacar Yacine Diallo, président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), a tenu un point de presse offensif ce [date], mêlant défense du gouvernement, leçons de déontologie et critiques virulentes contre les syndicats de presse. Ton martial, il a rejeté toute idée de censure, insistant sur une presse « libre mais responsable ».

Le test ultime de l’honnêteté journalistique
Diallo a résumé sa vision du métier par un conseil radical : « Avant de publier, remplacez par votre nom celui dont vous parlez. Si vous acceptez de diffuser, faites-le ; sinon, abstenez-vous. » Il refuse les demi-mesures, balayant l’idée de « mauvais journaliste » : « Ou on est journaliste, ou on ne l’est pas. » Ce discours trahit une exaspération face à des critiques jugées injustes.

Éloges au général Doumouya, pourfendeur des restrictions
Le président de la HAC a salué les gestes du chef de l’État, Mamadi Doumouya : exonération du couvre-feu pour les porteurs de carte de presse et don de la Maison de la Presse aux associations. « Montrez-moi un pays où l’État offre des locaux à un syndicat », a-t-il lancé, pour contrer les accusations de musellement des médias et vanter une « vision d’une presse libre ».

Dépénalisation : liberté ou laisser-aller ?
Sur la dépénalisation des délits de presse, Diallo est nuancé. Il la soutient en principe, mais dénonce ses effets : « Cela a conduit à l’irresponsabilité de beaucoup de journalistes. » La HAC, dit-il, sanctionne avec discernement – levant parfois les peines après excuses – sans consulter syndicats ni associations, affirmant son indépendance.

Assaut frontal contre les syndicats
Le ton s’est durci contre les représentants des journalistes. Diallo conteste leur légitimité : « Certains n’ont pas d’emploi, bossent pour des organes fermés ou des sites web minuscules. Comment défendent-ils la profession ? » Sans syndicat « responsable », pas de convention collective, prévient-il, révélant des fractures profondes.

Légitimité historique : « Je me suis battu avant vous »
Pour clore, Diallo invoque son passé : premier journaliste arrêté en 1985 pour avoir dénoncé la saleté de Mamou et la vie chère, condamné à un an de prison puis gracié. « Vous allez nous apprendre quoi ? Vous avez trouvé la presse libre, vous la laisserez libre », a-t-il asséné, imposant un rapport de force.

Ce discours, loin d’apaiser, risque d’attiser les tensions entre HAC, pouvoir et médias guinéens, sur fond de débats sur la liberté et la régulation.

Mamadou Aliou Diallo

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