Guinée. Sept partis politiques guinéens ont officiellement rejeté, vendredi, les résultats provisoires du double scrutin législatif et communal du 31 mai publiés par la Direction générale des élections (DGE).
Réunis à la Maison des Journalistes de la Minière, les formations — RPR, NFD, MND, UNG, UDIR, NIC et UPR — parlent de « dysfonctionnements majeurs », d’« altérations de résultats » et de « confiscation de la volonté populaire ».
Les représentants affirment détenir des procès-verbaux officiels qui contredisent les chiffres publiés par la DGE. Ils citent des cas où des totaux locaux dépasseraient les chiffres nationaux annoncés, et dénoncent des répétitions numériques improbables entre listes concurrentes. Des localités comme Tintioulen, N’Zérékoré, Koumandou et Gbessia sont pointées du doigt pour des incohérences présumées.
Les signataires accusent aussi l’administration électorale d’avoir enfreint le Code électoral, notamment en matière d’affichage des résultats et de présence des délégués lors des centralisations. Ils indiquent avoir saisi la Cour suprême et demandent soit un recomptage fondé sur les procès-verbaux, soit l’annulation et la reprise du scrutin.
Tout en appelant au calme, les partis avertissent que l’issue juridictionnelle déterminera la légitimité de la future Assemblée nationale et influencera le processus de sortie de transition en Guinée.
Mamadou Saliou Diallo
