Le recensement des victimes de l’incendie qui a frappé le grand marché de N’Zérékoré le 19 juin se heurte à des tentatives de fraude et à des entraves à la constitution d’un registre fiable des sinistrés. Mardi 23 juin 2026, le directeur général de l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH) a annoncé l’arrestation de 18 personnes soupçonnées d’avoir cherché à s’inscrire sur la liste des victimes sans avoir subi de pertes liées au sinistre.
Les équipes de l’ANGUCH, déployées sur le terrain, poursuivent la collecte d’informations pour identifier avec précision les commerçants et usagers réellement affectés. Selon la direction de l’agence, ces vérifications sont indispensables avant toute distribution d’aide afin d’assurer que l’assistance parvienne effectivement aux personnes sinistrées.
Le responsable de l’ANGUCH a mis en garde contre les conséquences de ces pratiques, qui, selon lui, faussent les statistiques et ralentissent le processus d’aide. « Ces tentatives de fraude compromettent l’intégrité du recensement et retardent l’identification des véritables victimes », a-t-il déclaré, précisant que les auteurs présumés seront traduits devant la justice.
Au-delà des pertes matérielles importantes causées par l’incendie, cette affaire révèle un défi supplémentaire pour les autorités : garantir la fiabilité du recensement. L’État insiste sur la nécessité d’éviter que des personnes opportunistes profitent de la catastrophe au détriment des commerçants sinistrés.
Les autorités mettent donc l’accent sur un contrôle rigoureux des données recueillies et promettent des sanctions sévères contre toute tentative de fraude. En attendant le bilan définitif des dégâts, l’objectif officiel reste d’établir une évaluation précise des pertes afin de mieux cibler les mesures de soutien.
