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Le bilan africain en phase finale : pourquoi seuls le Maroc et l’Égypte passent

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Parmi les neuf nations africaines entrées en 16es de finale, seuls le Maroc et l’Égypte ont accédé aux 8es. Cette réalité n’est pas une surprise. Le football ne se joue pas avec des talismans, des palabres ou des prédictions : il se construit sur la professionalisation des championnats locaux.

L’écart se mesure d’abord au niveau des clubs. Depuis plusieurs saisons, les vainqueurs des compétitions africaines viennent majoritairement d’Afrique du Nord : Al Ahly, Pyramids, Wydad. À l’inverse, aucun club ivoirien, ghanéen, congolais ou sénégalais n’a dominé la scène continentale ces dernières années. Or la qualité des championnats nationaux façonne la capacité des joueurs à progresser une fois partis à l’étranger.

La question dépasse le seul football. Elle renvoie à des comportements sociaux : manque d’ambition professionnelle, faible exigence au travail, habitudes de se satisfaire du minimum. Ces attitudes se retrouvent dans les clubs, les fédérations et les institutions. Tant que les dirigeants resteront amateurs et que les systèmes de détection, de formation et de compétition ne seront pas professionnels, les sélections africaines pèseront peu face aux meilleurs. Le défi est simple : professionnaliser, réclamer l’exigence, investir durablement.

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