
En Guinée, le divorce n’est plus un tabou, mais une réalité qui s’impose dans les foyers. Autrefois perçu comme un échec moral, il devient aujourd’hui une issue de plus en plus choisie, notamment par les femmes, face aux violences du couple et à l’absence de vie commune.
Les chiffres, bien que fragmentaires, indiquent une hausse notable des séparations légales. Selon une étude situationnelle, plus de 42% des personnes mariées interrogées ont déjà vécu un divorce. Les causes sont multiples : précarité économique, influence des réseaux sociaux, pression sociale, et surtout, une prise de conscience croissante des droits individuels.
Face à cette crise, des initiatives émergent. L’ONG « Sauvons les Couples », lancée à Conakry, tente de médiatiser les conflits avant qu’ils ne dégénèrent. Parallèlement, le nouveau Code civil, révisé en 2016, prévoit désormais trois motifs de divorce : consentement mutuel, rupture de vie commune et faute, offrant un cadre juridique plus clair.
Pourtant, le chemin reste long. Entre traditions pesantes et modernité émergente, la Guinée cherche un nouvel équilibre familial. Le divorce, loin d’être une fatalité, devient un miroir de ses mutations sociales.
Mamadou Aliou Diallo








