
À Tambassadou, localité de la préfecture de Kissidougou, la rentrée scolaire rime avec résignation. Dans cette école publique, onze tables-bancs doivent suffire pour accueillir des dizaines d’élèves, révélant une fois de plus les carences criantes du système éducatif guinéen.
Faute de matériel, les enfants s’entassent, s’assoient à même le sol ou se relaient au fil des heures de cours. Certains suivent la leçon debout, d’autres renoncent tout simplement à venir.
Cette situation illustre un problème récurrent dans les zones rurales de Guinée, où le manque d’infrastructures et d’équipements freine l’accès à une éducation de qualité.
Pourtant, l’instruction est censée être gratuite et obligatoire. Mais dans les faits, les familles et les élèves paient le prix fort de l’abandon étatique.
À Tambassadou, comme ailleurs, la soif d’apprendre se heurte à la réalité du dénuement. Sans intervention urgente des autorités, ce sont des générations entières qui risquent de voir leur avenir compromis.
Mamadou Aliou Diallo








