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Poredaka/Mamou : le « Tuppal », mémoire vivante du Fouta Djallon

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À Poredaka, dans la préfecture de Mamou, certaines traditions continuent de raconter l’âme profonde du Fouta Djallon. Parmi elles figure le « Tuppal », une pratique ancestrale rattachée aux « Finaa Tawaa », ces héritages culturels transmis de génération en génération au sein des communautés peules.

Bien plus qu’un simple rituel, le Tuppal représente un moment de rassemblement, de transmission et de reconnaissance des valeurs qui fondent la vie communautaire : le respect des anciens, la solidarité, la dignité et l’attachement aux origines. À travers les chants, les paroles codifiées, les gestes symboliques et la présence des familles, cette pratique rappelle aux jeunes que l’identité ne se limite pas à un nom ou à une langue : elle se vit, se protège et se transmet.

Dans un contexte où les influences modernes transforment rapidement les habitudes sociales, le Tuppal apparaît comme un repère. Il relie les générations, donne une place centrale à la mémoire collective et valorise un patrimoine souvent méconnu en dehors des localités qui le portent.

À Poredaka, préserver le Tuppal, c’est donc préserver une partie de l’histoire du Fouta Djallon. C’est aussi faire entendre que les traditions, lorsqu’elles sont comprises et respectées, peuvent rester vivantes sans renoncer à leur profondeur ni à leur rôle éducatif dans la société.

Mamadou Aliou Diallo

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