
Cette mise en garde, le substitut du procureur près le Tribunal de première instance de Dixinn annonce un durcissement du ton face à l’insalubrité grandissante dans la capitale.
Dans plusieurs quartiers de Conakry, les caniveaux bouchés, les tas d’immondices aux abords des routes et les dépotoirs improvisés restent une réalité quotidienne. À chaque pluie, les conséquences deviennent visibles : inondations, circulation paralysée, mauvaises odeurs et risques sanitaires pour les populations.
Pour la justice, il ne s’agit plus seulement d’un problème de civisme, mais d’une infraction susceptible d’entraîner des sanctions lourdes. L’amende pouvant atteindre 10 millions de francs guinéens vise à dissuader les auteurs de pratiques qui dégradent le cadre de vie collectif.
Cette annonce interpelle autant les citoyens que les commerçants, conducteurs, ménages et responsables d’établissements. La propreté urbaine ne peut reposer uniquement sur les services de voirie : elle exige aussi une responsabilité individuelle au quotidien.
À Dixinn comme ailleurs, le message est clair : la rue n’est pas une poubelle. Protéger l’environnement, c’est préserver la santé, la dignité et l’avenir de toute la communauté.
Fatoumata Diaraye Diallo








