
Alors que la lutte contre les sachets plastiques semble progressivement produire des effets dans plusieurs villes, un autre fléau environnemental prend de l’ampleur : les bouteilles en plastique PET. Jetées après consommation dans les rues, les marchés, les cours d’eau ou les caniveaux, elles participent fortement à l’insalubrité urbaine et aux inondations pendant la saison des pluies.
À Conakry comme dans de nombreuses localités du pays, les caniveaux sont souvent transformés en dépotoirs à ciel ouvert. Les bouteilles d’eau, de jus et de boissons gazeuses s’y accumulent, empêchant l’écoulement normal des eaux. Lors de fortes pluies, cette obstruction provoque des débordements, dégrade les routes et expose les populations à des risques sanitaires liés aux eaux stagnantes.
La réduction des sachets plastiques ne doit donc pas faire oublier l’urgence liée aux emballages en PET. Leur durée de décomposition est très longue, tandis que leur présence dans l’environnement menace les sols, les cours d’eau et les animaux.
Face à cette situation, la responsabilité est collective. Les citoyens doivent éviter de jeter les bouteilles dans la nature, les communes doivent renforcer le ramassage des déchets et les entreprises productrices pourraient soutenir des mécanismes de récupération et de recyclage. La propreté des villes ne dépend pas seulement de l’interdiction des sachets : elle passe aussi par une gestion efficace de toutes les formes de déchets plastiques.
Mamadou Aliou Diallo








