Des détonations et des tirs sont entendus depuis le début de la matinée, ce samedi 25 avril, dans plusieurs localités maliennes. L’armée affirme combattre des « groupes terroristes » ayant attaqué des casernes. Les rebelles touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA) revendiquent avoir pris le contrôle de la ville clef de Kidal, dans le nord.
Ce qu’il faut retenir
► Des attaques ont eu lieu dans au moins quatre localités du Mali ce samedi : Kidal, dans le Grand Nord, Gao, la principale ville du nord du pays, Sévaré, Mopti, dans le centre, et Kati, près de Bamako, qui abrite la résidence du chef de la junte, le général Assimi Goïta, a appris RFI.
► L’armée, qui confirme des combats, évoque des « groupes terroristes » non identifiés. Elle affirme également que la situation serait sous contrôle. La situation restait toutefois confuse à Kati, la ville garnison proche de Bamako où des éléments armés du Jnim, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans.
► Les rebelles touareg maliens du Front de libération de l’Azawad (FLA) revendiquent avoir pris le contrôle de la ville clef de Kidal. Selon des témoins, des combattants proches d’al-Qaïda ont été vus dans la ville, mais pas de certitude quant à savoir s’ils combattent aux côtés du FLA. Des passerelles existent toutefois entre les deux groupes.
► Les vols ont été suspendus à l’aéroport de Bamako.
il y a 16 minutes
«La pression sur les grandes villes s’était accrue ces derniers mois», explique le spécialiste Jean-Hervé Jézéquiel
Les attaques sont menées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et le Front de libération de l’Azawad (FLA). À Bamako, l’aéroport international est fermé. Jean Hervé Jézéquel est le directeur du Projet Sahel pour International Crisis Group basé à Dakar au Sénégal. Il explique à Amélie Tulet le nouveau palier qui a été franchi dansle conflit malien.
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il y a une heure
L’armée malienne et les Russes d’Africa corps «retranchés dans leurs casernes»
L’armée malienne (FAMa) et les forces russes d’Africa Corps sont retranchées dans leurs camps à Gao et Kidal, où elles restent sous le feu des mortiers et des mitrailleuses lourdes des assaillants, selon notre confrère à France 24 Wassim Nasr, expert des mouvements jihadistes.
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il y a 2 heures
Les combats se poursuivaient samedi après-midi en périphérie de Bamako et à Kidal, au nord du pays
Samedi après-midi, les combats entre l’armée et les assaillants, entamés à l’aube, se poursuivaient intensément en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes, en particulier à Kidal, bastion historique des groupes armés indépendantistes dans le nord. La rébellion touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA) a revendiqué sa prise de contrôle.
«On entendait le crépitement de balles», témoigne une habitante de Bamako
La situation ce matin à Bamako et à Kati (ville garnison proche de la capitale malienne) rapportée par le témoignage d’une habitante de Bamako, reccueilli par Frédéric Garat.
« Tout le monde est scotché à son téléphone parce qu’on essaie d’avoir des infos à gauche à droite, notamment ceux qui ont de la famille qui habite à Kati. Moi, j’ai ma grand-mère qui habite à Kati. Elle est très paniquée parce que des coups de feu résonnent juste à côté de chez elle, elle les entend depuis chez elle. Quand on l’a appelé ce matin, nous-même au téléphone, on entendait les crépitements de balles ».
« Par contre, nous, on est en plein cœur de Bamako, poursuit cette femme, et très tôt ce matin, vers 5h30 environ, on a entendu un grand bruit. Toute la famille s’est réveillée au même moment. Ça a fait claquer nos portes et nos fenêtres. Des amis, qui sont des militaires, ont appelé ma petite sœur pour lui dire de ne pas sortir, qu’il y a des attaques un peu partout et que c’est simultané et de rester à l’abri. C’était une déflagration. On n’a pas compris d’où venait ce choc qui a fait bouger nos portes et nos fenêtres ».
RFI : Est-ce que on observe des mouvements d’avions, d’hélicoptères dans le ciel ?
«Oui, on en entend. Je n’en vois pas parce que j’ai décidé de ne pas sortir. Mais oui, j’entends des avions. Je ne pourrai préciser si ce sont des hélicoptères ou de quel type d’avion il s’agit. Mais j’ai entendu des avions dans le ciel, oui».
Le point de la situation au Mali en milieu d’après-midi
Après les attaques perpétrées par des « groupes armés non identifiés », l’armée malienne affirme que la situation est sous contrôle dans la région de Bamako, notamment dans la ville garnison de Kati, au nord de la ville. Notre correspondant régional, Serge Daniel, rapporte toutefois des témoignages faisant état d’une situation confuse, précisant que des jihadistes à moto ont été vus aux abords de la capitale.
De son côté, le Front de libération de l’Azawad revendiquait à la mi-journée la prise de la ville de Kidal, au nord du pays. Sur place, de très nombreux assaillants étaient en action, parmi lesquels des combattants d’al-Qaïda, selon des témoins. Pas d’information précise sur le fait qu’ils combattaient ou non aux côtés des membres du FLA, mais notre correspondant régional souligne que des passerelles existent bel et bien entre les deux groupes.
D’autres attaques ont été enregistrées à Mopti, Sévaré, au centre du pays, de même qu’à Gao au nord du Mali.