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Bouna Sylla aux Mines : le pari d’un sous-sol guinéen enfin au service des Guinéens (Par Amadou Foulah Diallo)

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Nommé ministre des Mines et de la Géologie le 13 mars 2024, Bouna Sylla a placé son action sous le signe d’une ambition claire : faire passer la Guinée d’une économie largement fondée sur l’exportation de minerais bruts à une économie de transformation, de transparence et de retombées locales.

Au cœur de ce bilan, la transformation locale de la bauxite apparaît comme l’un des axes les plus visibles. Le ministère met notamment en avant le lancement des travaux liés aux raffineries d’alumine de SPIC et de WCAG, présentées comme des projets structurants pour accroître la valeur ajoutée créée sur le territoire national. L’objectif affiché est de parvenir, à l’horizon 2030, à cinq raffineries capables de produire ensemble 6 millions de tonnes d’alumine.

La gouvernance minière a également occupé une place importante dans cette dynamique. L’assainissement du cadastre minier, le déploiement de la plateforme numérique DAMANDA et le renforcement du contrôle des revenus miniers sont présentés comme des outils destinés à améliorer la traçabilité des titres, des procédures et des recettes du secteur.

Sur le plan social, le département évoque plus de 558 milliards de francs guinéens reversés aux collectivités impactées via le FODEL pour la période 2021-2023, ainsi que la négociation d’environ 600 bourses dans le volet éducatif du programme Simandou 2040. Ces résultats nourrissent l’idée que la richesse minière doit aussi se traduire par des écoles, des compétences, des infrastructures et des perspectives concrètes pour les communautés riveraines.

Mais le défi reste immense. La mise en œuvre effective des promesses de raffineries, l’encadrement de l’exploitation artisanale, la protection de l’environnement et le respect des engagements des sociétés minières demeurent des chantiers décisifs. Le ministre a annoncé la poursuite des réformes, dont l’actualisation du Code minier et un suivi plus rigoureux des obligations des entreprises.

Le bilan de Bouna Sylla se lit donc comme celui d’une orientation : mieux contrôler, mieux transformer et mieux redistribuer.

A.Foulah Diallo

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